mercredi 4 juillet 2018

LES CHIENS DES DENTS DE LA MER

Tout a été dit, ou presque, sur les Dents de la mer de Steven Spielberg. Sorti en 1975, le film cristallise un instant un peu magique, celui qui vit le film d'auteur percuter la première génération de "blockbusters". L'histoire était une aventure humaine, elle n'était pas encore le simple argument d'une pornographie du désastre qui caractérisera vite le genre. Tourné sur la petite île de Martha's Vineyard, les Dents de la mer est un film admirable qui a su profiter au maximum de ces paysages et de la population locale pour faire vivre sa première partie. A l'instar de Mad Max 2 avec Broken Hill, les Dents de la Mer est un film indissociable de l'endroit où il a été tourné.

Il y aurait un livre entier à écrire sur les figurants des Dents de la Mer, tronches rocambolesques et faces anormalement hilares, costumes étranges et postures ésotériques, les habitants qui hantent les seconds plans du film lui offrent une ambiance, une profondeur même, particulière.

Et puis il y a les chiens.

Dans ce film, tout le monde semble avoir un chien, à tel point qu'on se prend à rêver, et s'il existait quelque part un montage, une version, des Dents de la mer pensée pour l'engeance canine. De la victime Tippett aux toutous des pêcheurs, du cabot des Brody à celui de Quint. Les Dents de la Mer semble être plus une histoire de clébards qu'un récit de poissons.

Ils sont là, tout le temps, jusqu'à ce que le film arrive finalement à s'en émanciper en quittant le rivage. Alors que trois humains sont partis venger Tippett, un autre petit cabot attendra longtemps, la truffe pointée vers le large, que son maître revienne. 

Voici donc un petit passage en revue des apparitions de nos amis à quatre pattes. Afin de rendre hommage aux héros les plus discrets de ce chef d'oeuvre intemporel.



C'est lui, le premier a apparaître à l'écran. Ce chien pas très beau qu'on va voir deux ou trois fois dans le film. A chaque fois, ce pauvre animal va jouer comme une patate. Il ne sait pas où poser le regard et finit immanquablement, même dans un plan très court, à regarder la caméra, puis derrière la caméra, trahissant un désarrois certain et une interrogation évidente sur sa présence à cet endroit. De manière évidente, il représente la conscience de Martin Brody, un flic new yorkais qui a peur de l'eau et qui est venu vivre sur une île.




Un petit peu plus loin, c'est au tour de la vedette canine du film d'occuper l'écran. Non seulement le chien est introduit dans le récit avec soin, mais en plus le noble animal est mis en valeur par une multitude d'angles et de plans différents.






 

En l'abandonnant un instant pour y revenir, le montrant dans l'eau, hors de l'eau puis y retournant, l'emphase que le film déploie en tournant autour de ce chien amène la menace. Le suspense, on s'attend à ce que le quadrupède soit dévoré par le requin, l'attente de l'attaque se focalise sur le sort de ce pauvre animal.

Un moment d'inattention, de distraction,




D'abord au second plan, puis de dos, le désarrois du maître de Tippett semble exclu de ce qui se passe sur la plage.



Le nouvel intérêt que le film porte à ce personnage en polo jaune trouve une conclusion tragique.


Une conclusion qui établit sans erreur que le monstre est là, qu'il était déjà là, qu'il a toujours été là. La plage idyllique est devenu un monde hostile. De Tippett, il ne reste que son jouet. Un petit bout de bois flottant misérablement comme stèle.

Tippett ne fut pas la première victime du cartilagineux et sa mort, qui sera injustement passée sous silence dans les scènes suivantes, forcément éclipsée par le drame qui frappera la famille Kidner, ne saura faire oublier l'exceptionnelle prestation de l'animal. On ne s'étonne guère, donc, de découvrir que les fans du film ne l'ont pas oublié. Le chien a sa fiche wiki, où l'on apprend notamment que Pipit (son véritable nom) est joué par... un chien.

http://jaws.wikia.com/wiki/Pippet_(Dog)

On apprend également que cette chienne venait de la ferme Pimpneymouse, située sur la presque île de Chappaquiddick, tout à l'est de Martha's Vineyard. La chienne est décédé en 1978 et repose désormais dans le jardin de la ferme. Une pierre a été posée sur sa tombe avec l'inscription "star of jaws"...

L'horreur des évènements qui eurent lieu sur la plage conduisent à une réunion de crise entre la mairie, la police et quelques habitants.


Après la réunion, Quint quitte les lieux. Derrière lui, son vieil assistant, au bout de la laisse, un petit chien tout noir.


Plus tard, dans la soirée, le chien des Brody joue toujours comme une patate et ne peut pas s'empêcher d'implorer du regard toute l'équipe technique que l'on peut deviner blotti derrière la caméra. Le chef semble, plus que jamais, tourmenté.

Pour la scène où l'on voit tous les pêcheurs amateurs en train de préparer une flottille de coques de noix, c'est tout un chenil qui semble avoir été mobilisé.


Un brave toutou sur le ponton.



 Deux autres corniauds.



 Le caniche, avant de sortir du champ, s'arrête un instant et vérifie si son copain est bien derrière lui.



Deux clébards à bord. Dont un qui ne semble pas particulièrement content d'être là.


De retour sur la terre ferme, tout le monde se presse autour de la carcasse sans vie de ce beau requin tigre. Tout à droite de l'image un figurant, aussi mauvais que le chien des Brody, interroge du regard quelqu'un derrière la caméra...


Dans la seconde qui suit, celui que nous appellerons donc "l'Homme Orange au Tricot de Peau Vert"  s'empresse de montrer le poisson martyrisé à ses deux chiens.


Qu'espéraient-ils ? Que les chiens veuillent mordre l'animal mort dont la majesté était déjà souillée par une tripotée de figurants bigarrés ?
De la même manière, qu'espéraient-ils avec cet étrange figurant ?


Plus tard, plusieurs scènes décrivent l'arrivée des touristes. Les chiens ne sont pas en reste. Là, sur le trottoir à droite sur l'image.



Sans nul doute, ces quelques chiens ne sont pas les seuls. Beaucoup d'autres chiens sont quelque part, sur l'une ou l'autre des images du film, cachés derrière un véhicule ou dissimulés par les jambes de leurs maîtres.

La partie "terrestre du film" s'achève et laisse sa place à la grande partie de pêche, ainsi la conclusion de la présence canine dans les Dents de la Mer est dans ce dernier plan.
Alors que les trois personnages du film et quelques figurants barbus sont affairés à préparer l'Orca, le petit chien de Quint reste en retrait de l'image, comme une simple amorce dans le coin inférieur gauche. Entame noire, ténébreuse, sorte de doigt projetant le regard et l'attention du spectateur vers le centre de l'image où réside le bateau. Le chien jette un œil noir sur le sort de ces gens, comme s'il savait déjà que le bateau était trop petit.


...et qu'il ne reverra jamais son maître

Du chien des Brody, abandonné dans son propre foyer au chien qui jouait avec son bâton et que la mort blanche happa ; des chiens du fond de l'écran à ceux qui voyagèrent sur les flots, au gré de la folie des hommes, Les Dents de la Mer semble être, pour nos fidèles amis, un véritable catalogue de l'horreur. Et si la placidité de ces animaux semble se répéter de plan en plan, c'est parce que c'est dans le hors champ que leur détresse se livre. C'est bien après le générique que le chien de Quint commencera à s'inquiéter, puis à pleurer son maître et c'est toujours à un autre moment et à un autre endroit que se trouve la caméra, que Tippett est pleuré.


lundi 21 mai 2018

120 BATTEMENTS PAR MINUTE



A sa sortie, précédée de son succès à Cannes, 120 Battements par minute était très, très, loin de me passionner. Caché derrière une affiche moche, je voyais déjà un film très français sur une association militante, la chronique ampoulée de ces années noires traitées dans une reconstitution que j’imaginais forcément fauchée, gonflée de bons sentiments et plombée par un drame attendu, larmoyant et d’une lourdeur édifiante. Eh bien, j’avais sacrément tort et, je le reconnais, pétri d’un a priori frileux et d’un consternant manque de curiosité, j’ai donc laissé passer ce que je trouve être, aujourd’hui, le meilleur film de 2017, haut la main.

Dès le début, ce qui s’apparente directement à une sorte de "film d’AG" intrigue. Il alterne les images d’une action et son débriefing et, dans cet aller-retour, décline différents points de vue qui se répondent dans les deux temporalités. La question de la violence est directement posée. Considérée comme choquante par une partie des militants, cette violence s'étale alors à l’écran, elle conclue le flash back et pose la problématique de l'AG sur son choix et sa justification. Cette première scène, au-delà de sa pédagogie évidente (présenter les personnages et les enjeux et contradictions d’Act UP) met en scène le coeur même de ce que le film va chercher à traiter, même s'il faudra attendre la fin du film pour le comprendre.

Tout le film semble avoir été construit pour que le spectateur qui ne connait pas, ou peu, l’asso (la réduisant à quelques coups d’éclats médiatiques et au scandale du sidaction) puisse comprendre ce qui a mené à cette première scène et puisse révéler les raisons pour lesquelles cette action a été contaminée par un radicalisme violent et désespéré. Le film s’applique alors à mettre à jour, de manière inéluctable, les racines de cette violence, et l’urgence morbide qui hante ces militants. Comme si en traitant les différents sujets (la médecine, la politique, les relations avec les autres, les moyens de militer), le film effeuillait son sujet pour au final embrasser la motivation de tout ça.

Et même si le film se construit essentiellement sur des scènes de dialogues, sa force, et l'une de ses éclatantes réussites, est de raconter son histoire par bien d’autres biais que ce qui est simplement échangé entre les personnages. L’histoire de ce jeune mec qui découvre l’asso, tombe amoureux et s’investit de plus en plus est notre billet d’entrée. Par ce personnage, pratiquement un héros campbellien, tout au long de son aventure, on grapille quelques éléments historiques, des infos militantes, on documente l’époque, sans jamais que ça ne fasse sortir le film de son sujet pi sa course ne dévie de son ineluctabilité, mais suffisamment pour que les questions politiques et humaines ne paraissent pas hors sol dans un film qui ne quitte que rarement les pièces fermées.

Cette succession de scènes d'intérieurs, plus qu'une preuve de manque de moyen, devient alors un procédé habile, entre insouciance de façade, drames et action directes, l’évolution des personnages apparaît dans l’évolution qu’on perçoit dans ces scènes identiques qui se répètent du début à la fin et dont l’évolution subtile nous informe de celle des personnages, et de leurs rapports entre eux. Chaque scène d'AG montre trahit ainsi subtilement ces évolutions.
Et lorsque le film s’émancipe de ses scènes d’AG c’est pour retourner s’enfermer dehors (métro, école) ou pour basculer sur des scènes en boite de nuit filmées sans décor, extrayant les personnages du monde pour les présenter comme des silhouettes qui gesticulent en attendant la mort. Cette absence du monde extérieur, probablement imposée par une certaine économie, est aussi pesante qu’elle nous pousse à percevoir ce repli sur soi comme quelque chose d’inévitable et de systématique.

A l’intérieur de cet enfermement, les scènes de dialogues semblent avoir un double sens. Il y a celui du texte, de ce qui est littéralement raconté, et celui que le film raconte autour, par le montage, les cadres, qui commentent constamment ce qu’ils mettent en scène. C’est un film très cinématographique s’appuyant sur une structure très bavarde, presque théâtrale. Du coup, ce contraste provoque des choses parfois très surprenantes. D'un côté le film n’hésite jamais à s’appuyer sur ses acteurs, profitant d’une interprétation impeccable, sonnant toujours juste malgré l’obligation d’être parfois très didactique, et d'un autre il ose parfois des choses étonnantes, versant dans la plus pure abstraction ou dans l'image de synthèse.

Tout au long du récit, le spectateur n'est jamais épargné par les contradictions et leurs cortèges de violence et de douleurs, que portent les personnages. C’est aussi la veulerie d’un militant, la notion de groupe, ou l’opposition à d’autres homosexuels, questionnant l’idée d’une « communauté ». Globalement, le film n’hésite pas à malmener ses personnages et donne parfois l'mage d’une bande de désespérés, articulant lâchetés et comportements questionnables, mettant en scène la politisation de certains contre l’ingénuité des autres. Plus le film se rapproche de son dernier acte, plus les questions déchirent les personnages. Sans pitié, le film s’acharne à mettre en scène ces personnages pour questionner ce qui les définit, leur statut de malade, leur politisation, leurs revendications…

Après, le film ne fait pas que s’occuper de ses personnages, il se tourne aussi vers le spectateur et semble-nous interroger sur nos certitudes. Un exemple, au début du film, lors de la première AG, un type montre les visuels d’une campagne d’affichage, l’un d’eux est une photo en gros plan de sodomie. Une bite rentrant clairement dans un cul. Dans l’amphi, c’est la bonne humeur, tout le monde rit, mais une jeune fille qui participe à sa première réunion semble perdue, seule, et son malaise se lit dans ses yeux ronds comme des soucoupes. L’image est rigolote et son désarroi est assez amusant. J’imagine que c’est ce qu’on pu se dire de nombreux spectateurs, sûrs de leur ouverture d’esprit. Cette même ouverture d’esprit va alors être convoquée de nouveau lorsque 20 minutes plus tard, on assistera à une scène d’amour entre deux gars qui, tout en étant d’une touchante beauté et restant relativement pudique, affirme une représentation frontale et décomplexée, au radicalisme provocateur. Tout le monde est-il aussi à l’aise que si ça avait été une scène hétéro ?

De la même manière, j’ai eu l’impression qu’à mi-chemin, dans le film, le décès d’un des personnages, et ses conséquences à l’écran (une manifestation avec des slogans) mettait en image la représentation que le public pouvait se faire de ces drames. Pour nous, en tous cas pour moi, guère plus qu’un visage, sur une pancarte, quelques slogans et l’idée d’un nom qui se rajoute à une liste, rapidement oubliée. Un évènement un peu abstrait, presque douteusement folklorique, dont on ne conçoit pas vraiment ce qu’il représente réellement. Lever le voile sur l’horreur que dissimule ces pancartes, ces slogans ou ces annonces à la radio « mort du sida » ou « mort d’une longue maladie » est, in fine, le projet du film, l’aboutissement de cette histoire. L’horreur absolue comme réponse commune aux questions que le film a laissé jusque-là sans réponse. L’agonie, non pas comme un chemin sacrificiel menant vers un quelconque statut de martyr, mais comme un conditionnement à l’urgence et à la violence. L’horreur absolue que le personnage principal accompagne (avec le spectateur qui regarde par-dessus son épaule) est d’autant plus terrible qu’elle n’est qu’une nouvelle itération d’une horreur que tous les autres personnages ont déjà vécue plein de fois. Autant le mec qui meure ne rencontre que le néant par la mort et par la maladie qui lui suce le corps d’une façon haïssable, injuste, autant, d’un autre côté, la joie, l’amour, la légèreté qui ont traversé le fiml jusque-là apparaissent au spectateur comme autant de moment miraculeux. A posteriori, les images de la boite de nuit, de la scène d’amour et d’autres nous reviennent et s’imposent comme des moments de pure grâce dans une descente aux enfers.

120 battements par minute ne m’apparaît donc pas comme la chronique faignante d’années de lutte mettant en scène une belle reconstitution éventée d’une époque avec son asso, ses militants et ses quelques coups d’éclats. Il rend un hommage bouleversant à des gens qui ont connu l’horreur et ont choisi l’amour, la politique et la violence pour se battre contre. Et s’il traite avec talent et efficacité la plupart des enjeux qui animaient l’organisation, le film semble aller plus loin et viser une certaine universalité. Tout ça mis en boite avec un sens virtuose de la mise en scène, du cadrage et du montage. Un sacré film, c’est pas une partie de plaisir, c’est pas agréable, mais c’est d’une justesse fascinante, jusque dans son épilogue.


vendredi 4 mai 2018

MAD MAX 2 - THE INTRODUCTION / MONTAGE

Here's the result of some researchs I made about the origin of the footage of the introduction of Mad Max 2...

The footage came from the CINESOUND MOVIETONE.
(You don't know those guys ? that's a good occasion to take a look at that epic movie, NEWSFRONT !)










I know the footage from helicopter, of a detroyed city, comes from Darwin destroyed by Cyclone Tracy in 1974.

If you have any idea of the origin of the remaining footage, tell us in the comments !
I'm especially looking for those shots :






Thanx !

(this post will be updated if necessary)
(some Inchon's shots may be wrong because the US/British news agencies used Okinawa's footage to illustrate their covering of the Korean's conflict).

lundi 5 mars 2018

lundi 26 février 2018

TOTALE LIQUIDATION !

Seri Z la boutique de t-shirts ferme définitivement ses portes virtuelles. Du coup, on solde, on brade, on vend les stocks. Tous ces t-shirts sont à 5 euros pièce. Si vous en achetez plusieurs, vous avez des cadeaux surprises.

Pour commander, une seule solution : m'envoyer un mail à seriz[AT]seriz.fr.
Pour payer, par paypal ou par chèque. Mais voir tout ça par mail pour réserver et avoir le montant des frais de port !

Merci.

Voici ce qu'il me reste. Faites-vous plaisir !

(le stock sera mis à jour au fur et à mesure des commandes reçues sur ma boite email)



GHOSTBUSTERS - TAILLES DISPONIBLES : S (pas beaucoup) - M - L - XL



GEORGE A. ROMERO (recto verso) - TAILLES DISPOS : S - M - L



MEDUSA - TAILLES DISPOS : S - M - L - GIRLY M (un de chaque)



ALIENS (CHA) - TAILLES DISPOS : S - GIRLY S





THE NIGHT OF THE LIVING DEAD - TAILLES DISPOS : S - GIRLY S - GIRLY M - GIRLY L





HOULA OUPS - TAILLES DISPOS : GIRLY S



EVIL DEAD 2 - TAILLES DISPOS : XL




ERASERHEAD : XL




JOHN CARPENTER (recto verso) - TAILLES DISPOS :  GIRLY S - GIRLY L



EL INDIO - TAILLE DISPO : GIRLY S (1)












lundi 5 février 2018

mardi 26 décembre 2017

EN ATTENDANT GODARD - AFFICHE

En 2018, l'émission de radio En Attendant Godard (Rennes) fêtera ses 10 ans d'existence, et ils comptent bien marquer le coup avec divers événements. A cette occasion ils vont enregistrer une émission pour fêter tout ça, au Golden Gate Café à Rennes, le samedi 10 mars.
10 ans, c'est presque vieux, alors on causera cinéma, ivresse, saoulerie, alcoolisme et joie de vivre au cours d'une émission "Ivresse Cinématographique" de deux heures, évidemment sur C lab

vendredi 1 décembre 2017